Deuil après une rupture : quand l’amour devient une perte
- isabelbourdon
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Il y a des ruptures qui ressemblent à un simple tournant de vie.Et puis il y a celles qui laissent un vide brutal, presque physique.
En séance, j’entends souvent des phrases comme :
« Je sais que c’est terminé, mais quelque chose en moi refuse d’y croire. »« J’ai l’impression qu’on m’a arraché une partie de moi. »« Je continue à attendre un message, même si je sais qu’il ne viendra plus. »
Ces mots ne sont pas des signes de faiblesse.Ils traduisent un processus psychique profond : le deuil du lien.
Car une relation intime n’est pas seulement une personne.C’est une construction intérieure :des habitudes, des projections, une place dans le regard de l’autre, parfois même une identité.
Lorsque la relation se rompt, ce n’est pas seulement “l’autre” qui disparaît.C’est aussi la version de soi qui existait dans ce lien.

L’espoir : un refuge… parfois une illusion
Après une rupture, beaucoup de personnes s’accrochent à l’espoir.L’espoir que l’autre revienne.L’espoir que les choses s’arrangent.L’espoir que “ce n’est pas vraiment fini”.
Cet espoir est souvent une protection contre la douleur.Mais il peut aussi devenir une illusion qui empêche de voir la réalité :celle de la séparation, du manque, de ce qui ne reviendra pas sous la même forme.
Tant que l’on espère, on reste psychiquement lié. Et le deuil ne peut pas réellement commencer.
Le deuil amoureux ne suit pas une ligne droite
Beaucoup de personnes pensent qu’elles devraient “aller mieux” après quelques semaines ou quelques mois.Et elles s’inquiètent quand la douleur persiste.
En réalité, le deuil après une rupture est souvent fait de vagues :
un jour la colère
le lendemain la nostalgie
puis l’apaisement
puis à nouveau le manque
En thérapie, on découvre souvent que ce qui fait le plus mal n’est pas seulement la personne perdue, mais :
la peur de ne plus être aimé(e)
l’abandon ancien qui se réactive
le sentiment de n’avoir pas été “assez”
Ce que permet la thérapie dans ces moments-là
Dans le cabinet, qu’il s’agisse de personnes venant de Chauvigny, Montmorillon, Châtellerault ou Le Blanc, le travail ne consiste pas à “oublier l’autre”.
Il consiste à :
comprendre ce qui a réellement été vécu
différencier la relation de ses blessures anciennes
redonner une place à ce qui a été perdu
et reconstruire un espace intérieur plus stable
Une personne me disait récemment :
« Je pensais venir pour parler de lui. En réalité, j’ai surtout découvert des parties de moi que j’avais abandonnées dans la relation. »
C’est souvent là que le véritable apaisement commence.
Quand demander de l’aide
Si après une rupture vous ressentez :
un vide qui ne se comble pas
des ruminations constantes
une perte d’estime de vous
ou la peur de ne jamais pouvoir aimer à nouveau
Se faire accompagner n'est pas "trop" ni "exagéré", c’est une manière de traverser ce passage avec plus de douceur, de lucidité et de soutien.








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