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De la violence verbale à la violence physique



Certains affirment qu’insulter quelqu’un, ce n’est jamais qu’utiliser des mots. Je suis toujours vigilante concernant la violence verbale au sein du couple car dans nombreux cas elle est aussi dommageable que la violence physique, elle peut laisser des cicatrices émotionnelles durables. Ces attaques verbales peuvent avoir un effet de désintégration mentale.

Cette violence verbale, qui peut être un prélude à la violence physique, a des effets dévastateurs en atteignant la dignité car c’est bien une attaque du lien de l’Humain à l’Humain.

À écouter les femmes battues, on comprend vite où se situe la douleur : « Un coup, ça fait mal mais on s’en remet, ce n’est pas dramatique. Ce qui l’est, c’est à travers les mots, les insultes, la volonté de blesser l’autre au plus profond de ce qu’il est. »

Lorsque je reçois une personne victime de violence verbale au sein de son couple,

Lors d’une première séance de thérapie de couple où leur attente est d’améliorer leur relation, je remarque, de la part de Monsieur, une grande nervosité. Au fil de la thérapie, j’explore son enfance et comprends que certaines blessures ont eu un effet sur son bien être émotionnel.

Au deuxième rendez-vous, Monsieur est absent, je reçois Madame, seule, et entame avec elle une thérapie individuelle.

Au fur et à mesure des séances, je m’aperçois qu’elle ressent de la peur, évite les conflits ou contrariétés qui pourraient engendrer une crise violente de la part de son compagnon. Elle confie ses préoccupations liées à la violence verbale qu’elle subit toutefois elle ne souhaite pas le quitter car ne veut pas séparer sa fille de son père.

Je vais l’aider à comprendre les effets de cette violence sur sa santé mentale, son estime d’elle-même. Je luis fais reconnaître les schémas de comportement abusif et développe avec elle des stratégies pour lui faire face.

Quelles que soient les formes d’expression et leurs manifestations, je veux lui faire découvrir que le paradigme de la violence, c’est la honte et l’humiliation. Cette reconnaissance de l’humiliation est essentielle pour la reconnaissance de son identité en souffrance.

Mon objectif est de reconstruire une image positive d’elle-même en mettant l’accent sur ses forces et ressources personnelles puis en mettant en place des limites saines tout en gérant son stress. Je lui demande aussi de s’observer afin de prendre conscience de l’anormalité de cette relation. Sa compréhension est fondamentale pour accepter que cette violence subie est atteinte de sa dignité.

 

 

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